Warholisation

Warholisation

vendredi 19 avril 2019

Pour 5 euros...

 Avec la choute on est allées se faire masser samedi dernier à la MCJP (Maison de la Culture du Japon à Paris), un endroit où l'on est toujours bien accueilli, courtoisement et gentiment traité. Ça n'a pas de prix, cette gentillesse et cette courtoisie...
 Nous avons chacune découvert, durant environ trois-quarts d'heure, les bienfaits du shiatsu (assis), cette technique de massothérapie d'origine japonaise qui utilise le toucher (en faisant pression sur des points particuliers) pour ramener l'équilibre dans le corps et ainsi promouvoir la santé (régénérer le "shi" ; prononcer "tchi" en chinois, "ki" en japonais, si j'ai bien retenu ce qui était dit dans la présentation...). 5 euros la séance, ça valait, comme chaque fois, grandement la peine de se déplacer (Finalement, le prix est petit pour tant de courtoisie...). Nous fûmes régénérées pour la chine du dimanche...

Mes petites trouvailles, payées chacune 5 euros aussi !, du week-end :
Un dessous de plat musical...
(Boîte à musique, mécanique, incorporée.
Le retourner pour actionner le mécanisme.)

Un plat à pâtisserie(s).

De la dînette en céramique (faïence et porcelaine)
pour les Pet Shop de la choute...

Et j'ai admiré au musée Cognacq-Jay les porcelaines raffinées de Meissen.
Qui, elles, doivent coûter cher. Heureusement, elles sont bien protégées.

Telles furent mes, peu onéreuses, sources de bien-être du week-end dernier...

Ce week-end-ci, c'est pour Paris le début des vacances de Pâques. Ô joie.

mardi 16 avril 2019

Triste soirée

Pour une fois j'ai acheté Libé, et évidemment pour sa une.

 On se demande comment une telle chose a pu arriver. Pourquoi les moyens de sécurisation ne sont pas maximaux pour un tel édifice, notamment lors de sa rénovation. Je trouve tout cela très symbolique, dans un sens négatif.

lundi 15 avril 2019

Le dessin, art majeur

 Une nouvelle belle exposition au musée Cognacq-Jay-que-j'aime-et-qu'heureusement-presque-personne-ne-connaît (8, rue Elzévir, Paris 3e). Du 16 mars au 14 juillet 2019.
Génération en révolution
Dessins français du musée Fabre (Montpellier) 1770-1815


De nombreux thèmes et diverses techniques.
De riches cartels.

Quelques œuvres exemplaires
(nonobstant les reflets sur les vitres).
Étude d'une chaise à l'antique recouverte d'une draperie, 1776,
par François-Xavier Fabre (1766-1837)
Pierre noire et estompe, rehauts de craie blanche sur papier brun.

Portrait d'Esprit Matet enfant, de profil
par Charles-Paulin-François Matet (1791-1870) (son frère, de 10 ans son aîné)
Crayon graphite sur papier.

Ménélas perçant de sa lance le cou d'Euphorbe, 1780
par Jacques Gamelin (1738-1803)
Gouache bleue et blanche sur papier vergé teinté bleu.
Sujet rare de l'Iliade, durant le combat entre Grec et Troyens
(Ménélas défendant le corps de Patrocle, tué par Hector).

Milon de Crotone, 1795
par Charles Meynier (1768-1832)
Pierre noire et encre brune sur lavis brun, sur papier.
 La main prise dans un chêne, le vieil athlète est dévoré par un lion (et non par des loups selon la tradition).

Sujets bibliques ou mythologiques, mais aussi des paysages.
Sous-bois, vers 1828
par Antoine-Laurent Castellan (1772-1838)
Pierre noire, aquarelle, rehauts de gouache blanche sur papier vélin.

 Comme d'habitude, nous n'avons pas manqué d'aller faire un tour dans la collection permanente.

Un tableau de jeunesse de Rembrandt (1606-1669) attire l'œil.
L'élève devant son maître (qu'il a reconnu)...
 Le chichou n'a pour l'instant, ô joie, que des réponses positives à ses demandes d'écoles de graphisme. Il a passé la première barrière sélective des dossiers scolaire et d'œuvres. Il a maintenant des entretiens, on "croise les doigts". Il n'y a pas de raison, vraiment, que sérieux, talentueux, cultivé, et motivé comme il est (c'est à plein temps, jour et nuit, qu'il a travaillé sur le pdf d'œuvres à envoyer à ces écoles), il ne soit pas choisi.



Il s'agit de L'ânesse du prophète Balaam, 1626
 Balaam se rendait à la rencontre des Hébreux, fuyant l’Égypte, pour les maudire. Toutefois, un ange apparut à deux reprises à sa monture, déviant à chaque fois de son chemin. Lorsque l’ange barra la route une troisième fois à l’ânesse, Balaam fouetta l’animal, qui se mit alors à lui parler. Le prophète, comprenant le miracle, vit l’ange et choisit finalement de bénir par trois fois le peuple hébreu. Ce sujet illustre l’amour de Dieu pour le salut de l’humanité : c’est un principe fondamental de la foi protestante, dominante dans les Pays-Bas depuis la fin du XVIe siècle. Rembrandt décrit la conversion de Balaam dans un style précieux, caractérisé par une technique minutieuse et des couleurs sophistiquées. Toutefois, il accorde déjà une grande place à la lumière, fondamentale dans son œuvre de maturité, à travers la force dramatique du clair-obscur.



vendredi 12 avril 2019

Menues choses bucoliques


 Il ne faudrait pas qu'Iris fasse tomber mon serviteur mendiant dit plat "Landru"...

Me voilà rassurée, elle dort.

J'ai tout nettoyé, la choute a tout replacé.

Deux oiseaux, parmi des fleurs de laine, sous un globe.


Faon et ours en balade.

Et maintenant, attaquons le week-end et ses espoirs de nouveautés.

lundi 8 avril 2019

Les objets ont une histoire

Bronze, 1867-1874. Par Davioud (architecte), Carpeaux (sculpteur),
Frémiet (sculpteur), Legrain (sculpteur), Villeminot (ornemaniste).
 La sublime fontaine des quatre parties du monde, ou fontaine de l'Observatoire, ou fontaine Carpeaux, place Ernest Denis, dans le jardin Marco Polo (6e) qui prolonge l'avenue de l'Observatoire jusqu'au jardin du Luxembourg.
 Cette fontaine apparaît dans le film Gigi (1958), de Vincente Minelli, tiré du livre de Colette. Louis Jourdan découvre et chante son amour pour Gigi  (Leslie Caron) devant cette fontaine...

 Un week-end de chine fructueuse comme on les aime...
Parmi mes trouvailles : d'abord ce plat ancien.
Un serviteur mendiant, à trois compartiments.



 Figurez-vous qu'il vient du magasin "Aux lions de faïence" situé au 90 rue de Rivoli (face la tour Saint-Jacques), lieu repris aujourd'hui par une enseigne de chaussures. C'est au sortir de ce magasin de faïences qu'Henri Désiré Landru (1869-1922) fut reconnu par un témoin, et le vendeur ayant enregistré l'adresse de ce client qu'il devait livrer il fut ainsi arrêté !... Le chichou ne connaissait pas (?!) ce célèbre tueur en série français, dont Chaplin s'est inspiré (sur un synopsis d'Orson Welles) pour son film Monsieur Verdoux (1946). Le temps passe, la mémoire s'efface... Qui se souviendra de Landru (sans parler de ses victimes...) demain ?



 Autre achat, des cartes postales de vues parisiennes (ça coûte cher !). 


Ce qui m'intéresse, c'est le texte écrit derrière l'image.
 J'ai dit à la choute de choisir des textes denses (les plus intéressants forcément) (il y avait aussi pas mal de cartes non écrites). Elle a choisi selon la graphie, j'ai davantage regardé la teneur du propos. Et une lecture plus approfondie, à la loupe, a fait que je ne regrette pas mon choix.
L'une est de 1915, écrite par un soldat français sur le front...
Celle du milieu est de 1946, et commence par "Mon amour"...
La troisième est de 1933 et parle de travail artisanal féminin... Et des rues sinueuses de Paris dans lesquelles il ne doit pas faire bon habiter...



 On a croisé Lénine ; on le croise souvent sur les brocantes, mais plutôt en petit buste sculpté. Ce tableau, qui me plaît (pas le personnage, cruel, assassin des Romanov), par son style et ses grandes dimensions, était proposé à 180 euros. La choute a préféré le petit paysage, dont j'aurais pu demander le prix, tiens.

 Et puis un vendeur a donné à la choute ce ravissant et original âne salière-poivrière, sans sa salière et sa poivrière (en joli bois) malheureusement égarés. Un objet des années 50 d'un artiste autrichien, Walter Bosse, connu pour ses/ces figures animalières...

lundi 1 avril 2019

Les chats noir et blanc sont étonnants


 Pas toujours évident les brocantes. Parfois trop de monde dans les allées, trop étroites. Et trop souvent des gens avec des poussettes... Mais le pire, c'est les vendeurs condescendants, méprisant le client, surtout celui qui souhaite marchander... Ces aléas gâchent le plaisir.
 Néanmoins, il y a toujours ici et là quelques personnes sympathiques. Essayer de ne tomber que sur celles-là est une gageure. En tout cas, personnellement, je me fais un devoir de n'acheter qu'à celles-là.


Rue de la Glacière (13e), il faisait beau.

 Mes trouvailles du week-end : des dvd manquants d'Elvis... Une bouteille en verre pour y verser le produit vaisselle... Quelques Pet Shop et porte-clef pour la choute, en plus d'une grenadine (onéreuse) à la terrasse d'un café, le temps ensoleillé de ce week-end s'y prêtait. Un pichet en verre et étain Dumanoir, j'aime bien. D'autres objets m'ont plu, mais ne rentraient pas dans mon budget.
 Et la pièce maîtresse, le kitsch absolu : une veilleuse en céramique, datant des années 60, en provenance de Vallauris, dont la choute rêvait !... 5 euros, ça allait. Il y a un petit morceau (pas trop visible) de cassé, et l'ampoule et son fil ont disparu (on doit pouvoir suppléer à ça). Elle est dans ce genre-là (en un peu mieux)...

Pourvu que la choute ne garde pas ces goûts en grandissant...



 Beaucoup de disques vinyles et de dvd, mais il faudrait passer trop de temps (que je n'ai pas) à farfouiller. Et quand les écouter ou les regarder, et où les ranger pour finir ?...






 Le dernier cours d'histoire de l'art, sur la nature, était dense. Les policiers qui filtraient l'accès ont été bien plus aimables qu'à l'accoutumée. Doux soleil oblige ?
 Les portes ouvertes des écoles de dessin, on est arrivés au bout. Le 3 avril sonne le glas des inscriptions sur Parcoursup. A dieu vât !

 Boulevard Arago (14e), les belles maisons anciennes sont encerclées par de vilains immeubles.

Et les jeunes arbres sont bien frêles.


lundi 25 mars 2019

Kitschissime

 Un concert de piano réussi pour la choute. Malgré le tremblement de ses mains, m'a-t-elle dit. Ouf.
 Une grande brocante dans le XVe, avenue Félix Faure. Où l'on se demande si Paris dénaturé par toujours plus de nouveaux et vilains bâtiments gardera sa place - encore, chez certains - de "plus belle ville du monde"... Sûrement non. Même que son romantisme a pris un sérieux coup dans l'aile.
 En ne préservant pas les anciens immeubles, en les détruisant anarchiquement (pour de basses et courtes vues mercantiles) plutôt qu'en les restaurant on perd ce qui fait la beauté d'une ville : son harmonie. Qui va à Amsterdam ou Venise pour voir autre chose qu'une architecture typique ? Qui n'est pas déçu quand il tombe sur des constructions sans charme (voire laides) dans de telles villes, jurant avec le reste de l'architecture ? À Londres comme à Paris le centre ancien, préservé, se réduit comme une peau de chagrin.

 Une petite trouvaille kitschissime pour la chambre de la choute.

 J'ai été séduite, non par son nez trop court, mais par les couleurs pastel, l'air doux et gentil de la blondinette (à l'image de la choute), le décor floral, et l'improbable piranga écarlate !