Warholisation

Warholisation

lundi 29 juillet 2019

Entre deux

 Entre deux mois, entre deux séjours, je repasse par ici. Histoire de dire qu'il a fait chaud en juillet comme rarement en Normandie, mais que ça n'a guère duré et que la brise a toujours subsisté. Et que l'herbe n'a pas séché...

lundi 8 juillet 2019

Parfums d'été

Paris, par beau temps, chaud, j'adore.

 Le lycée Montaigne, (très bien) situé rue Auguste-Comte (au 17) dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, face au jardin du Luxembourg, est l'un des plus grands et anciens lycées de Paris. Et certainement l'un des plus beaux, du moins extérieurement.





 Très bien situés aussi, les hôtels particuliers de la rue Cassini, dans le quartier du Montparnasse (14e), près l'Observatoire. Des personnalités (voir Wikipédia...), notamment artistiques, ont habité cette petite rue calme. Au n°3, la maison rouge, était l'atelier du peintre Jean-Paul Laurens (1838-1921), réputés pour ses scènes historiques. André Gide était un ami de son fils, Paul-Albert, également peintre (comme son frère Jean-Pierre).
Autoportrait de Jean-Paul Laurens, Florence, Offices.

 On est aussi passées par le Bon Marché (ça faisait longtemps), son rayon jouet et livres pour enfants (espace attenant) a encore changé... Pas que pour le mieux.

Dimanche, cours de Vincennes. Je regarde...

"Je vais vous donner un prix que vous ne pourrez pas refuser..."
 "5 euros !"
Je n'ai donc pas pu refuser...



Crucifix de Saint-Damien
 Petite reproduction bon marché du crucifix de San Damiano, 190 x 120 cm, qui se trouve aujourd'hui dans la basilique Sainte-Claire, à Assise (Italie). Œuvre d'un ombrien inconnu du 12e s., ce "Christus Triumphans", tempera sur bois, aurait, selon la tradition, parlé à saint François, dans l'église de San Damiano, à Assise (où il a été protégé pendant sept siècles par les sœurs Clarisse).



 L'été on fleurit, avec aujourd'hui de la célosie dixit la recherche image dans l'appli Google qui fonctionne incroyablement bien.


vendredi 5 juillet 2019

Ça s'est bien terminé



 Avec un 18/20 en philo, un autre en littérature française, un autre encore en anglais, etc., le chichou a brillamment obtenu son bac, avec une mention TRÈS BIEN, qui nous a tous "cueillis". Ses professeurs principaux - celle, chaleureuse, d'anglais, et celui de philosophie, qui a tant fait pour l'enrichissement de son âme - l'ont félicité. Ils étaient présents sur le site pour conseiller ceux de leurs élèves qui étaient en rattrapage, des élèves qui eux n'étaient pas là...
 Il va pouvoir intégrer à la rentrée l'école publique parisienne dont il rêvait et qui l'a sélectionné (parmi 755 candidats ils ont été 12 à être pris... Les places sont chères, surtout quand gratuites !). Pour faire un DN MADE-mention graphisme-spécialité image et narration, une formation qui lui correspond bien et devrait lui plaire.
 Ainsi s'achève ce parcours du combattant, entamé en famille fin décembre 2018 (date de l'ouverture de Parcoursup), et se termine, en toute beauté, la scolarité de mon fils. Quoiqu'il continue dans un établissement de l'Éducation Nationale... Mais ouvre une nouvelle page de sa vie, que je lui souhaite belle.


Fleurs d'Edmond van Coppenolle,
peintre belge né en 1846 et mort en 1914






lundi 24 juin 2019

Mon Journal



 Dimanche, au vide-greniers, à Paris, j'ai acheté des vieux livres. Que le sympathique monsieur était content de vendre (vraiment pas cher), car "de nos jours plus personne ne sait lire. Plus personne ne sait écrire. Ils ne savent que faire des conneries"...
 Ici, Mon Journal (éditions Hachette), numéros (reliés) de 1923 à 1924.
 Peut-être que si la distribution des prix, avec des livres en guise de prix, existait encore, la lecture serait un passe-temps plus prisé chez les jeunes. À la tombola de la fête de fin d'année de l'école de ma fille tous les enfants aspiraient, au comble de l'excitation, à gagner la Nintendo Switch (même si la plupart en possédait déjà au moins une)...
 J'ai surtout acheté ces livres pour leurs illustrations. Les dessinateurs (au mieux tombés dans l'oubli, au pire anonymes) de ces années (début XXe s.) étaient fort doués, et les sujets, idéalisés (?), dignes d'intérêt.

vendredi 21 juin 2019

Enchanteresse

 J'y étais allée il y a pas mal d'années (qui ont filé). Avec Mari (qui ne s'en souvient plus !) en amoureux, et en voiture. Mais on n'avait pu visiter que le rez-de-chaussée. Ce qui m'avait laissé une impression de peu. Avec la visite des appartements du 1er étage et celle du 2e étage accueillant les souvenirs de l'exil de Napoléon sur l'île de Sainte-Hélène, ce retour à Malmaison a été pour moi une bonne chose pour mieux apprécier comme elle le méritait cette belle maison de campagne...

 
Celle de Joséphine de Beauharnais (1763-1814).
En costume impérial, peinte par François Gérard.

 M'ont le plus plu, voire touchée, les nombreuses décorations murales.
Finement peintes, dans de doux coloris.
 
Le plafond de la bibliothèque.



 Cette pendule renferme un petit jeu d'orgues qui joue pendant que le médaillon central s'ouvre et qu'un petit oiseau agite ses ailes et ouvre son bec. Tout un "programme" qu'il ne nous a malheureusement pas été donné de voir ni d'entendre.

J'aime ces escaliers, si éloignés de ceux de mon immeuble actuel..





Quelques tableaux au mur, évidemment.
Charles VII écrivant, de la pointe de son épée, à Agnès Sorel.

Le Bonaparte, franchissant le Grand Saint-Bernard, de David.
1800-1803
Ou comment garder son calme sur un cheval fougueux.


Quelques sculptures nonobstant.
Et des bustes de Napoléon (jusqu'au masque mortuaire au 2e étage).



De belles pièces, de jolis meubles évidemment.

Salon, boudoir, table magnifiquement marquetée.






Chambre à coucher d'apparat, et chambre à coucher plus intime.



Frise. Du cabinet de travail de Bonaparte. Sans auteur connu.
 Cortèges de muses et de divinités gréco-romaines. À l'iconographie difficile à comprendre en raison de trois déposes et remontages (Apollon a été déplacé...). Scientifiquement datée d'après 1850 (lors d'une étude physico-chimique de 2013), copie de la frise originelle ? La question reste ouverte.


 J'ai appris ce que j'aurais dû savoir depuis longtemps : toutes ces royautés européennes descendent de Joséphine de Beauharnais, via la fille de son fils Eugène. Danemark, Norvège, Suède, Luxembourg, et Belgique... Quant à sa fille Hortense, par son mariage avec le 3e frère de Napoléon, elle a donné Napoléon III.




Au 2e étage, des citations sur les murs.
Qui pourra jamais expliquer, peindre ou comprendre Napoléon ?
Un homme qu'on représente les bras croisés et qui a tout fait ? [...]
un homme qui pouvait tout faire parce qu'il voulait tout.
Honoré de Balzac, Contes bruns, 1832
Ou
Si Napoléon n'avait pas divorcé, il serait encore sur le trône.
Gustave Flaubert, Dictionnaire des idées reçues, 1850-1880



Outre l'intérieur, l'extérieur...


Outre les roseraies, la verdure...
 Le cèdre planté par Joséphine et Napoléon en 1800... Année de la victoire de Marengo. Il peut vivre plusieurs siècles. Longue vie à lui !




lundi 17 juin 2019

À quoi bon

expliquer une oeuvre d'art ?
Est-il possible d'échapper au temps ?
Ou les principes de la philosophie du droit selon Hegel...
Tels étaient les sujets de philosophie pour l'épreuve du bac L, cette année.
 Le chichou, aspirant bachelier, a choisi de commenter le texte de Hegel, "connu pour être un des philosophes les plus ardus, mais ce texte ça allait, je l'ai bien compris, je crois"...
Faisant partie des 12 sélectionnés sur 600 (ou 700 ?...) postulants à son école de graphisme, il serait souhaitable qu'il obtienne son bac cette année.
Ce qui est probable si l'on s'en réfère à ses bulletins scolaires de terminale, qui fut une très bonne année, peut-être la meilleure.
 N'empêche, quel stress que cet examen. Certains ne sont pas touchés...

 Lors d'une balade dominicale dans le quartier de la Bastille (où se déployait un vide-greniers, pas terrible), la plaque sur cette façade m'a interpellée. Apposée au 43-45 rue de la Roquette (11e), où la tragédienne Caroline Eugénie Segond-Weber (1867-1945) vécut ses premières années de 1867 à 1885.
  Une gloire passée, tellement oubliée aujourd'hui... Elle a également sa plaque au 83 de la rue de la Pompe (16e), où elle vécut entre 1924 et 1945. Et est enterrée au père Lachaise, division 24 (Ce cimetière mérite moult visites.). À quoi bon une telle notoriété,  si aspirée par l'éternité ?